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 Les voyages de Loïc

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Many
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Dim 30 Sep - 18:53

Many continua:

Comme je t'es déjà dis, je pensais sincèrement que tu allait déclenché quelque chose d’incontrôlable et j'avais un peu raison...
Tout cela je l'ai fait de bonne foi pour mener mon enquête de mon coter, d'un oeil extérieur. Si tu me crois pas demander À Anna de vérifier..

J'ai jamais rien empêcher, c'est juste que je voulais que tu le fasse bien c'est tout...
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Loïc Foster
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Dim 30 Sep - 19:16

Loïc le regarda de côté.

-Mais je veux faire bien aussi! Pourquoi tu ne m'en parles pas de tes inquiétudes pour qu'on règle les choses ENSEMBLE plutôt que de jouer dans mon dos? Aimerais-tu ça que je m'arrange pour contrer tes plans? Tu m'as toujours dit de te faire confiance et de ne pas poser de question. Et si je décidais que je découvrais ce que tu manigances et que je volais ce que tu cherches sans t'en parler parce que je crois que ce n'est pas la bonne façon de faire? Je ne l'ai jamais fait, mais je pense que tu n'apprécierais pas particulièrement. Je suis fatigué de subir ça. Alors dis-moi: Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui tu es prêt à faire ce que tu n'étais pas prêt à faire hier?
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Edwin
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Dim 30 Sep - 23:57

    Edwin avait resté aux côtés des autres pendant qu'anna cherchait Many. Quand celui-ci arriva près d'eux, le jeune mage n'avait pas pu résister à faire un sourire, il était content de retrouver son autre frère. Surtout, de savoir qu'il était toujours là, avec eux. La conversation s'anima un peu avec des échanges qui laissaient une impression pas bonne pour le groupe. Donc, Many avait déjà "trahi" Loïc, mais après ce qu'il disait, le jeune homme avait confiance en son frère Many. Parfois, pour faire des bonnes actions, le mensonge était nécessaire, ce n'est pas nécessairement mauvais. Ainsi, après quelques minutes, après quelques échanges qui commençaient à envenimer l'atmosphère, Edwin décida de s'interposer, il se mit entre ses deux frères, face à son grand frère Loïc. Croisant les bras, il prit la parole :

    « Eh bien moi je lui fais confiance. Je ne le connais peut-être pas plus comme tu le connais, mais faut mettre nos différences de côtés et agir en s'unissant. Tous nos problèmes personnels doivent être mise de côté. La confiance n'est pas nécessairement relié à se dire toujours la vérité. On a tous notre jardin secret et faut se respecter à ce niveau. Là, il est temps plus que jamais de rester tous ensemble, les frères et les soeurs. Puis, il se déplaça pour s'adresser aux huit, le jeune mage sans magie reprit la parole avec un ton neutre et sérieux : Il faut mettre quelque chose au clair, dès maintenant, comme on dit, ça passe ou ça casse. Moi, je m'en fou, si on ne se fait pas confiance dès les minutes qui suivent, je prends mes affaires et je fou le camps de ce village et tout sera fini pour notre quête commune. Alors, c'est OUI ou NON, est-ce qu'on est ensemble? »

    À ces mots, il se déplaça aux côtés d'Anna, puisqu'il lui faisait confiance, il était normal d'être du côté de la mystique. Edwin avait commencé ceci pour que les autres le suit, s'unir était le plus important, voir crucial. Est-ce que les autres vont le suivre? Edwin n'était pas le genre de personne qui va diriger, mais l'ultimatum de ces dernières secondes étaient primordiales pour continuer leur quête, si une personne dit non, Edwin va prendre ses affaires et aller voir ailleurs!
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Anna
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Lun 1 Oct - 17:14

Anna n'avait pas du tout aimé l'ultimatum que Edwin venait de leur lancer. Oui, cela ferait avancer les choses. Cela mettrait un terme à la petite querelle. Mais cela pourrait en créer une nouvelle. Décidément, les humains sont de vrais enfants! Et Anna n'était probablement pas mieux!

- Edwin, la confiance, c'est quelque chose qui se batit, qui se mérite. Ça prend du temps. Cependant, je suis d'accord avec toi sur le fait que nous n'avons pas de temps à perdre. Si la confiance n'est pas là en ce moment, nous n'avons pas le temps de la créer. C'est malheureux, c'est regrétable, mais c'est ainsi.

Anna sorti sa boule de cristal de son sac.

- S'il le faut, je demanderai à tour de rôle pour chacun des 8 si nous pouvons avoir confiance en cette personne. Cela devrait régler le problème. Je n'aime pas cette méthode, mais si cela permet de cesser la dispute, alors je suis prête à le faire!
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Loïc Foster
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Lun 1 Oct - 22:00

Loïc soupira à la remarque de Edwin. Il ignorait combien de fois Loïc s'était fait joué dans le dos, et ce par son frère, pour pouvoir comprendre l'importance qu'il plaçait dans l'idée d'être bien clair. Many quant à lui, n'avait pas répondu à LA question. Certes, si tous voulaient le sujet clos, tel était la décision des frères et soeurs. Au moins Anna comprenait.

-Folie que de partir maintenant je dis. Quant à la dispute, je ne vois pas de quoi vous parlez. Je tiens à éclaircir un point. Quoi qu'il en soit, Anna, je t'écoute.
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Namatheros
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Mar 2 Oct - 0:46

Une petite troupe se profila au loin et quelques hommes se séparèrent de celle-ci.

Loic reconnu le neveu de Marc qui s'approchait avec des hommes de l'armée de Chadas. Il semblait enthousiaste et le salua avec un grand sourire.


Bonjour Sir Loic! Je suis fort heureux de vous revoir en un seul morceau!

Il salua les autres personnes présentes.

Mesdames, Messieurs.

Puis il se tourna vers Many. Posant le pied à terre, il tomba sur un genou et salua celui-ci.

Seigneur, mon oncle vous fait parvenir ses salutations. Il ne sera peut-être pas présent à la prochaine lune, mais il semble réunir énormement de ressources pour préparer une sorte de rituel. Il m'inquiète un peu, jamais je ne l'ai vu aussi triste depuis la mort d'Isandre.

Il m'a dit de vous dire le message suivant :

Chante ô chante, ô noir corbeau.
Le cri percant de l'aigle résonne.
Le chant du loup s'entonne.
Que cesse le sifflement de l'être d'écaille

Ce qui sommeillait s'est finalement tut.
Je t'attendrai dans l'Ombre.
Pour finir ce que nous avons commencer.
Trouve ce que nous cherchons.

La dague est prête.
La pièce tourbillone.
N'oubli surtout pas qui est le roi.
Soie, foi et toi.

La fatigue m'a frappée.
Le Sablier s'est brisé.
L'Alchimiste est-il bon ou mauvais?
L'Archange ne volera plus jamais.

Acosar me talone.
Sans la magie ma douleur est insupportable.
Ma fin est peut-être inélectuable.
Mais il est hors de question que je les abandonnent.

Il m'a dit que vous sauriez ce que cela signifie. Il ne fait pas confiance aux cieux ces jours-si.


Le jeune Onores se tut alors et attendit les instruction de son maître.

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Many
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Mar 2 Oct - 1:56

Many fut supris de l'arrivé du neveu de Marc, il écouta son message et prit la parole.

Merci je t'être déplacer mon chèr, relève toi je t'en pris! Tu n'es pas obliger d'agir ainsi, tu sais! Ainsi Marc à décidé de rester à Chadas. Au moins, si il a décidé de rester occuper, cela me rassure!

Je me demandais, en partant Marc ne t'aurrai pas remis un sac contenant mes trucs personnels?
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Betadam Croneon
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Mar 2 Oct - 15:29

(En passant, le sénario de vendredi soir concernera tout les joueurs qui veulent aider Tyraël à sortir de son coma. Ça commencera vers 6h ou 7h... j'espère)
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Namatheros
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Mer 3 Oct - 20:51

Le jeune homme sorti un sac des sacoches de son cheval et le tendit à Many.

Voilà Seigneur. Je suis peut-être un peu formel, mais mon oncle à eu quelques sautes d'humeur récemment et il n'est définitivement pas une personne que je désire me mettre à dos.

Nous sommes donc tous plus prudent que d'habitude. Le crime à descendu à un niveau presque inexistant depuis que Marc à fait un exemple avec le dernier voleur.


Il frissonna.

Je ne sais pas ou il a appris à faire de telle choses, mais il serait peut-être temps que vous reveniez lui remettre un peu le sourire au lèvres.

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Many
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Jeu 4 Oct - 4:52

Many sourit le mit une main sur l'épaule du jeune homme.

Je me réjouit que tu sache les bonnes manières, cela te servira un jour, je suis sur!

Concernant ton oncle, tout se ce que peux te donner comme conseil est de conformer à ses demandes, nous avons tous eu nos moments plus sombres, moi le premier. Apprendre à passer à travers de ses épreuves, nous rends plus fort et nous prépare pour l'avenir.

Puis ce rapprochant et baissa la voix un peu il dit:

Si tu n'a rien de prévu, j'aimerai que tu retourne à Chadas. Tu dira au seigneur Marc de préparer, notre visite à nos voisins qui réside dans la montagne de feu. Également, si il pourrai m'envoyer le rapport concernant la Comtesse de Halt. Elle commence à devenir plutôt agaçante. Cela devrai le tenir occuper d'ici mon retour dans une ou deux semaines environ. Ce serai apprécié, merci.

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Loïc Foster
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Jeu 4 Oct - 16:40

Loïc se tourna vers Many

-Mon ami, nous n'avons que peu de temps. Voyons voir ce qu'Anna a à nous dire.

Loïc regarda Anna, hocha la tête.

-Vas-y, explique-nous Anna.
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Namatheros
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Jeu 4 Oct - 18:05

Chuchotant quelquechose à Many, le neveu de Marc se releva et se prépara à partir. Many lui ayant remis d'autres instructions à voix basse.

Bien, je vous quitte dans ce cas.

Sir Foster, mon oncle tenait à ce que je vous remettent ceci.


Il lui tendit un parchemin.

Pour ce qu'y des autres, puissent vos dagues frapper juste. Mort à vos ennemis.
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Loïc Foster
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Jeu 4 Oct - 20:50

Loïc prit le parchemin, intrigué. Puis il dit au messager

-Dis à ton oncle que je lui souhaite une longue vie si nous ne nous revoyons pas et que le temps que nous avons passé ensemble fut un réel plaisir.

Il serra la main du neveu de l'assassin. Puis il ouvrit le parchemin, curieux.
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Loïc Foster
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Lun 8 Oct - 18:48

(Après le gn d'octobre)

Loïc était à la ferme vers 4h30 du matin. Fatigué, exténué de ses journées précédentes, il avait des cernes qui lui valurent une réplique moqueuse d'un paysan, ce qu'il prit avec le sourire. Il faisait froid, et Loïc haïssait le froid. Bref quelle belle journée qui commençait!

-Alors? On commence à se mettre au travail? Ça va nous réchauffer un peu.

Loïc n'était pas un paysan. S'il y avait bien une chose qu'il n'avait jamais eu l'occasion d'être, c'était bien ça. Il demandait des instructions, essayant de bien faire. Il subissait les remarques de ceux qui étaient tant habitué de se faire remettre à leur place par la noblesse que Loïc représentait. Néanmoins, il riait bien et s'avouait vaincu. Il travaillait fort, et le soleil se leva. Il se leva haut et fort, sans un seul nuage à l'horizon. Cela fit sourire Loïc. Un signe pour les paysans.

Au fil de cette belle journée (car oui, Loïc trouvait que c'était une belle journée), il vint à penser à ce que représentait être un fermier. "Loïc le fermier" disait à la blague Many et Marc. Une vie loin de la guerre, de la violence, des trahisons et de la politique. Cela ferait différent. "La prophétie dit que tu deviendras roi". *En ai-je envie?* Il avait envie de tranquillité...

Il réfléchit toute la journée à différentes choses. À la discussion avec Gabriel, à la Quête, à ses erreurs, à ses réussites, à ses échecs si nombreux. Puis la journée passa, une bonne journée de travail. Il y avait pas beaucoup de légumes, certes, mais ce n'était pas le résultat des dieux mais une mauvaise année, trop peu de pluie et beaucoup de soleil avait causé cela. Néanmoins, ce n'était rien d'alarmant.


Dernière édition par Loïc Foster le Lun 8 Oct - 22:42, édité 1 fois
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Gabriel de Castel
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Lun 8 Oct - 21:20

ouanh, bonhomme, tu chit pas pire mé tsé, té jenou magane la taère pis cé pas bon sa tsé. cé ca. plit pis avansse ton coarp plus paren navant. ouan, ouanh, sésa mon Droïde Froster.

pis vazy, avansse là là, tu dois nou suivr là là. ptite culotte yé féte 3 panié pi toé té à une.

(30minutes plus tard un autre fermier arriva)

slut tithumme. sé toé sa le Frosté? chté vu d'là bô pis j'me dizé deminne que té un étrange. toujour à flâné dans le siel. lâchlé, y sovra pas. y fo travaillé sinon lé sans coeur dans ville manjeron pas not pitansse quon ramasse.

(le fermier se frottait les mains) y fé frét uternack de zorasti. sta fote qu'on m'â dit. faque tu ramass deu panier de plus, bonhomme. yen a plus que moé qui en on pâh mal assé de buché pour dé caillons pour écureil.

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Loïc Foster
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Mar 9 Oct - 2:50

Loïc écouta l'homme parler avec la même attention que d'habitude. Les instructions lui étaient utile. Étant beaucoup plus fort que la plupart des paysans, il était aisément capable de travailler le champs. Néanmoins, la technique était quelque chose de nécessaire, la force brute n'était pas suffisante.

Il travaillait aussi fort que possible. Vint un autre fermier qui commença à lui dire que c'était sa faute si cette saison frappait.


-Vous savez mon cher, on peut toujours se lamenter sur notre sort mais le monde ne cesse pas de tourner par les actions d'un homme. S'il fait froid, c'est que l'hiver arrive, comme chaque année. Vous pouvez vous plaindre, mais je suis ici pour vous aider alors que rien ne me force à être là. Je fais comme je peux et trouver des bouc émissaires ne changera pas le cycle des saisons.

Loïc continua de travailler, répétant encore à ceux qui croyaient voir la fin arrivé que ce n'était que la saison qui changeait. Il continua à travailler après que les paysans eurent fini leur ouvrage, ayant compris comment faire, rattrapant un certain retard. Puis, il alla les rejoindre chez eux.
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Gabriel de Castel
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Mar 9 Oct - 21:56

(hors jeu, tu devras posté 12 fois avant que ta journée finisse, ca va pas etre facile tout comme si tu l'avais fait in game sinon c'est trop facile de dire ''je vais t'aider toute la journée lundi...'' loool. alors à tes doigts et frappe ton clavier et non pas sur les patates)


Une femme s'approcha

Mon ptit père, t'a l'air d'avoir ca toé la touist avec les belles ptites formes. lâche pas mon vlimeux pis cuille, cuillezen des pétaques.

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Loïc Foster
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Mer 10 Oct - 0:47

(Meh si tu veux. Je vois pas l'intérêt d'écrire 12 messages pour dire qu'il travaille la terre toute la journée. je pensais faire quelque chose de plus intéressant comme parler avec les paysans. Mais si tu le dis.)

Loïc se tourna vers la femme.

-Merci mademoiselle de vos encouragements.

Il s'inclina poliment comme il en avait l'habitude avec les dames, puis retourna à sa tâche. Les couleurs de l'automne étaient des plus belles et l'homme avait en tête sa communion avec Gaé. Il avait senti la vie au grand complet. Quelle chose surprenante... Cela lui donnait des idées sur des plans à venir. Mais plus que ça, il avait le désir de retrouver cette paix d'esprit. Ce qui était difficile. Dans son plan, il prévoyait de voir Billy et de jouer une carte risquée. Quant à Nomar et ses frères, s'ils continuaient de lui mettre des bâtons dans les roues, il serait forcé de réagir... Et il détestait cette pensée. Puis Gabriel qui lui disait que ce qu'il tentait était folie, que l'humanité ne pouvait changer... Et si c'était vrai? Pourquoi faisait-il cette quête pour sauver l'humanité s'il n'y avait rien à sauver? Sa vie était-elle vide de sens? Était-il là simplement pour accomplir les desseins d'Éode (maudit soit-il avec tous les autres dieux!)? Ses réflexions s'enchaînaient sans arrêter alors que ses mains étaient à la tâche.
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Loïc Foster
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Mar 16 Oct - 17:16

-HAAAAAAA! O'SCOUR!

Loïc fut tiré de sa rêverie par cet appel. Un paysan courait dans le champs à l'appel de ses voisins.

-Kes'kis pass Fernand? Téssai de réveillé l'bo diable ak tou té cri?

-Ma fémme! L' chariot d'un zorasti fou lé tombé d'ssu. Po capab d'la sortir tou seul.

Tout le monde se précipita au lieu de l'incident. Loïc observa la scène afin de comprendre ce qui s'était produit. La route, plus haute que le niveau du champs, était rempli de boue. Le chariot d'un marchand mal avisé et surement pressé avait glissé et le marchand avait perdu le contrôle. Le chariot était maintenant renversé dans la boue, à un endroit malencontreux où se trouvait la dame. Elle était prise jusqu'à la poitrine, écrasé, suffocant. Loïc se précipita en compagnie des autres. Certains le regardaient suspicieusement, n'étant pas l'un des leur. Il prit le chariot de toutes ses forces (force 5!), mais le terrain plein de boue ne lui permettait pas d'avoir un bon point d'appui.

-Venez m'aider, et à mon signal on force ensemble.

Bien sûr, il était inutile de leur demander d'aider, ils tentaient déjà de le faire. Néanmoins un peu de coordination ne serait pas de refus. Loïc se mis dos contre le chariot, les mains biens en prise, les pieds ancrés au sol, les jambes pliées pour pouvoir prendre toute leur impulsion. Les paysans, n'ayant pas le temps de s'argumenter, prirent des postures similaires.

-Maintenant!

Loïc sentit le poids du véhicule alors que tous forçaient pour le relever. Et cela fonctionna. Le marchand aida la dame à sortir pendant que le chariot ne faisait plus pression sur elle. Puis tous déposèrent le poids qu'ils tenaient. Tous étaient contents, bien que certains exprimaient un mépris pour celui qui causa l'incident, le plus important était que la femme de Fernand était saine et sauve. Certains remercièrent Loïc de son aide.

-Cela me fait le plus grand plaisir de pouvoir aider.

-É si on alai mangé un p'tit koi? J'kroi k'on l'mérit bin.

Loïc hocha la tête. Cette journée l'avait mis en appétit. Aussitôt le problème résolu, ses pensées sombres resurgissaient. Il sentait un grand vide dans son coeur. L'Amour ne semblait pas pouvoir vivre avec lui. Toutes ses histoires avaient été des échecs. Béatrice, Séréna, Valérie, Élenwë, puis une nouvelle Séréna qui finalement était sa demie-soeur... Et tout ça pour une quête qui n'avait aucun sens finalement, si on s'en fit à ce que Gabriel avait montré. C'est d'un air mélancolique que le vétéran rejoignit les paysans pour le souper au couché du soleil.
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Gabriel de Castel
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Mer 17 Oct - 13:53

tin toé, manje ma pétaque que j'vié d'cuir pour toé. Cé pour te r'mercié d'avoar sové ma fémme. Cé la plusque béle de mé pétaque, toute cuite pis au pomme à par de sa.

(le fermier donna un bon coup de main dans le dos de Loïc tout en riant)

à soar tu couches avéc nouz autres. té ché toé icitte. mé là, y faut allé ramassé lé vaches. avouaille, vien fére sa avéc moé ti-gars.

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Loïc Foster
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Ven 23 Nov - 0:34

Loïc prit la patate avec appétit. Ce n'était pas grand-chose, mais après une bonne journée de travail c'était apaisant.

-Je vous remercie de votre hospitalité. C'est des plus apprécié.

Loïc partit aider à ramasser les vaches. Ce ne fut pas un problème. Ceux de nature plus agité furent pris par le fermier, vu qu'un inconnu aurait peut-être pu les agiter. Il n'y eut donc aucune difficulté à les ramener.

Puis tous retournèrent à la maison. Loïc vint s'asseoir sur une chaise avec Fernand qui lui offrit la pipe. Loïc refusa poliment. Les enfants observaient le visiteur avec attention et fascination, un homme tout droit sorti des contes, un chevalier (qui d’ailleurs venait de sauver leur mère). « Poukoi vou avez pa d’amure? » Posait un garçon. « Une princesse vou atten o chato? » demandait une fille. Le vétéran sourit. Il avait le goût de se vider le cœur et il pourrait conter une histoire à cette jolie famille. Fernand l’observait attentivement, curieux lui-même.


-Laissez-moi vous conter une histoire, vraie celle-ci, qui vous expliquera qui je suis. La vie d’aventure est tellement désirable jusqu’à ce qu’on la vive nous-mêmes. Certains envient ma position, mais moi je suis fatigué d’y être. Voyez-vous, ces aventures sont pleines de tristesses et de souffrances. Quand elles sont finies, nous sommes les plus fiers des hommes, mais non les plus heureux. Et nous réalisons que nous n’en voulons plus, qu’une famille et une maison valent bien mieux qu’une épée et une quête.

Des regards confus, puis des sourires. Savoir que nous avons une bonne vie est rassurant pour des enfants.

-Alors, voici comment commence mon histoire. J’ai connu un homme où je vivais, un certain Luca. Il est le premier personnage de ce récit. Là où nous vivions, une guerre existait entre les sauvages qui vivaient sur ces terres et nous. Notre peuple était des fervents priants de Zora et nous lui demandions conseil. Zora nous répondait que si nous voulions la paix, nous devions vaincre les barbares qui nous faisaient la guerre. Luca et moi étions les meilleurs des amis, et j’ai partagé sa vie pendant longtemps.

Il était fils d’un noble qui désirait toujours l’excellence dans sa famille. Il avait des plans pour chacun d’entre eux, il voulait assurer leur avenir. La mère de Luca, elle, était morte quand il avait 9 ans, ayant enfanté avant cela Virgile, l’ainé, et Luca. Son père s’était depuis remarié, donnant naissance à Gabriel et Fatima. C’est donc cette famille que j’ai connu chez mon ami. Virgile et Luca partageaient une grande complicité malgré une certaine compétition (ils étaient frères après tout).

Loïc ne conta pas l’histoire de Béatrice, la principale compétition qu’il y eut entre les deux. Loïc et son frère avaient tous deux aimé cette amie commune et s’étaient battu à plusieurs reprises à ce sujet bien qu’ils n’avouèrent jamais l’un à l’autre à l’époque que tel en était le motif. Finalement, Virgile s’était finalement marié avec la demoiselle qui avait montré un amour réciproque.

- Virgile avait été placé par son père dans l’idée d’être chevalier, gouverneur leurs terres alors que Luca, lui, devait étudier pour devenir général de l’armée nationale. Il devait donc devenir soldat, bien que sa voie fût déjà tracée devant lui, arrangé par son père avec les hauts officiés. Il rêvait cependant de devenir chevalier lui aussi. Chevaucher avec son frère, se battre côte-à-côte, affrontant l’adversité ensemble, comme ceux des légendes. Virgile partageait cette idée, promettant qu’un jour, lui aussi serait chevalier, peu importe le chemin qu’ils parcourraient tous deux. Luca se considéra toujours comme le mouton noir de sa famille. Alors que son père cherchait l’excellence, la discipline, Luca était quelqu’un de lunatique, qui vivait au jour le jour. Je peux dire qu’il avait toujours cru être l’échec de sa famille et pourtant, celle-ci ne l’aimait pas moins pour autant.

Loïc rit un instant, nostalgique.

-Luca fut fiancé à une ravissante jeune dame du nom de Séréna et ils s’aimaient profondément. Ils étaient tous deux rêveurs, insouciants, heureux. Heureux comme je n’ai pas souvenir de l’avoir été. Mais en des temps de guerre, la réalité brise souvent ces rêves dans lesquels on se berçait.

Les barbares devenaient particulièrement audacieux. Ils menaçaient une ville voisine à la nôtre, ce qui força Virgile à aller protéger la ville avec l’aide des soldats à sa disposition. Luca n’eut pas de nouvelle pendant plusieurs semaines, alors que plus de soldats étaient envoyés chaque jour. Lui-même recevait son entraînement pour aller rejoindre les troupes. Il voulait être là, combattre au côté de son frère. Malheureusement, avant qu’il n’ait pu faire ses preuves, des réfugiés vinrent de la ville voisine. Les barbares avaient vaincus nos hommes et se dirigeaient maintenant vers ici. Luca et moi cherchâmes Virgile parmi les survivants mais ce fût parmi les défunts que nous le trouvâmes. Un de ses hommes nous raconta son histoire, comment il avait vaillamment défendu des innocents pendant qu’ils s’enfuyaient et qu’il avait tué plus d’une dizaine de barbares avant de sombrer. Mais que signifiait cet acte de bravoure pour ceux qui avaient perdu un ami et un frère? « Pourquoi n’es-tu pas parti avec les autres? » Nous disions-nous. Aujourd’hui je comprends son sacrifice. Ainsi, tous en deuil nous enterrâmes le chevalier. Luca me dit alors que cette promesse qu’ils s’étaient fait tous les deux ne pourrait jamais s’accomplir. Le destin en avait voulu autrement.

« Nul ne sais ce que le destin nous réserve, Luca. Les choses ne sont jamais aussi simples. »

« Je sais… Où serait la beauté là-dedans? » me répondit-il, bien que je savais qu’au fond, il détestait le monde d’avoir ainsi faite les évènements.

Bien sûr, le temps n’était pas aux réflexions mais aux actions. Les sauvages allaient marcher sur notre ville, il fallait donc agir. Nos entraînements furent écourtés pour assurer le plus grands nombre de soldats pour les prochaines batailles. Quand nous nous préparâmes pour partir avec l’un des régiments, Séréna vint me voir et me fit promettre de ramener Luca en un morceau. Je hochai la tête et promis sur mon âme que Luca reviendrait sain et sauf ou je ne reviendrais pas non plus. Pas très rassurant, je l’accorde…

Ainsi, nous partîmes à la guerre. Nos forces furent divisées en deux, car nous ignorions où les barbares attaqueraient. Ainsi, nous devions faire face à toute éventualité. Nous n’aurions pas voulu être à un endroit et qu’ils attaquent dans notre dos la ville. Ce fut notre groupe qui rencontra nos adversaires. Alors, sans plus de formalité, la bataille commença.

Cette première bataille fut pour nous des plus terrifiantes. Les sauvages en surnombre, fonçant sur nos lignes comme des déchaînés, sans se soucier de nos flèches ou de nos lances. « Maintenez les lignes! » nous disait-on. Nous avions le goût de nous enfuir le plus vite possible. Mais nous restâmes. Quand ils se fracassèrent à notre défense, c’est là que le chaos s’enclencha. La formation se brisa et bientôt c’était chacun pour soi. Nous pouvions voir tomber autour de nous nos amis, nos camarades avec qui nous avions passé une partie de notre jeunesse. Ce n’était cependant pas le temps de pleurer. Il fallait se battre, tuer. Et au bout d’un moment, alors que nos bras se fatiguaient de porter l’épée et le bouclier, alors que ne sang obstruait notre vision, alors que tous mouraient autour de nous, une frénésie guerrière nous animait, une sensation que nous avions jamais éprouvée auparavant. Oublier qui nous sommes, devenir une créature dont la pulsion principale est celle de survivre, celui qui doit tuer pour ne pas mourir. Un sentiment terrifiant et pourtant enivrant.

Nous avons cependant été vaincus par les sauvages. Luca y perdit la vie, ainsi que tous les autres… Sauf moi. Je reçus une blessure qui aurait dû me tuer. Pourtant, je me réveillai, fiévreux, dans un campement indigène. Alors que je fus guéri par les sauvages, je pleurais les défunts. Mes amis étaient tous morts et pourtant je tenais toujours, pourtant ils m’avaient épargnés. Pourquoi? Je n’aurais su le dire. Encore aujourd’hui, cela reste nébuleux.

Ainsi, je restai chez mes captifs, chacun méfiant de l’autre. À ce moment, je n’attendais plus grand-chose de la vie. Je pensais que mon destin était fixé, que mon temps était compté. Pourtant, parmi les gens du camp figurait un autre étranger, invité celui-ci. Il se nommait Nord, un autre sauvage d’un clan lointain, les Élimes, qui était particulièrement intrigué par moi. Il parla avec moi de son pèlerinage pour obtenir la sagesse nécessaire pour guider son peuple, car le Phénix, un grand oiseau de feu et une divinité de sa tribu, l’avait choisi pour être leur chef. Il m’apprit que l’armée barbare avait été finalement vaincue par la deuxième armée de ma ville et qu’elle était sauve. Il m’enseigna aussi à comprendre la langue de mes geôliers, bien qu’il ne voulut pas m’expliquer pourquoi j’étais encore vivant.

Ainsi, je vécu chez les sauvages pendant plusieurs mois et plus le temps avançait, plus j’en apprenais sur leurs coutumes, leur culte des ancêtres, leurs croyances. Et à force de les analyser, je commençai à mettre un visage sur mes anciens ennemis. Ils n’étaient plus « les barbares » sans esprit et sans pitié. Cela ne pardonnait pas ce qu’ils avaient fait à Virgile, à Luca, à mes amis. Mais je compris que nous en avions fait autant pour mériter leur haine qu’ils en avaient fait pour mériter la nôtre.

Nous avions colonisés leurs territoires ancestraux, les jetant dehors à coup d’épée, sans se soucier de ces sauvages que nous massacrions, sans se soucier de la nature que nous détruisions. Ainsi, Terra et Ramu se firent entendre, emmenant les habitants de ces terres à nous repousser. Mais nous avions été appelés par Zora à habiter ces terres et à vaincre ceux qui nous opposaient pour sa gloire. Du moins c’est ce que les récits racontent. Ainsi, telle est l’histoire d’une guerre sainte qui durait depuis déjà si longtemps.

Au fil du temps, les sauvages apprirent à m’accepter parmi eux et j’appris à les respecter. Ils me firent passer des rituels d’initiations à leur tribu, bien que certains ne fussent pas d’accord, ceux des clans les plus radicaux. À la fin, on me marqua de mon animal totem, celui qui me représentait. Le shaman me nomma « le bâtard, celui qui n’est ni chien, ni loup, mais les deux. » Ma première réaction fut de croire qu’il se moquait de moi, qu’il tentait de m’insulter. C’est là qu’il me dit ces paroles :

« Tu es né chien civilisé, mais tu as appris tes racines de loup ici. Tu ne seras jamais totalement un des nôtres, tu ne peux pas oublier ton passé. Néanmoins tu ne seras jamais plus un chien domestiqué. Ce que tu as appris ici t’a changé et tu n’auras jamais plus totalement ta place parmi les peuples du mensonge. Tu dois te demander pourquoi nous t’avons épargné. Nous ne l’avons pas fait. Tu es mort et est revenu. Alors nous y avons vu un signe. Ainsi, nous t’avons gardé et t’avons enseigné. Tu es maintenant chien-loup, celui qui comprend ce qu’est être les deux, celui qui a rallié ces deux totems. Ainsi tu peux avoir une sagesse différente de nous tous. Puisse cette sagesse guider chacun de tes pas et te permettre d’enseigner aux chiens et aux loups qu’ils sont de la même race. Il faudrait qu’il y en ait plus comme toi si nous voulons mettre fin à ce conflit. »

Ainsi, je restai avec le clan un certain temps, un temps pendant lequel je réfléchis. Mes réflexions me menèrent à une réalisation et à l’élaboration d’une quête plus grande que moi-même. Une tâche de colosse qui se tenait devant moi et pourtant, j’avais en tête de la commencer, de me démener pour l’accomplir…

Loïc prit une pause. Quelle longue histoire… Que pouvait-il dire? Que devait-il garder secret? Maintenant, tout cela semblait tellement… insignifiant. Sa vie entière n’était qu’un manège manigancé par Éode, les gitans, les mages de Betséba, ses parents, le maître des mystères et ainsi de suite…

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Loïc Foster
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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   Mer 9 Jan - 19:48

Devant le regard intéressé de la famille, Loïc reprit la parole.

-Ne vous vexez pas et écoutez mon histoire. Certaines choses peuvent sembler choquantes, mais comme l’avait dit le chaman, je n’aurai jamais vraiment ma place ni chez les sauvages, ni chez les civilisés. Ainsi, certaines de mes idées peuvent être surprenantes. Laissez-moi continuer sans interruption.

Chez les barbares j’avais vu un enseignement passé de génération en génération depuis des temps immémoriaux, le culte des ancêtres. Déjà au moment où on me le transmit, les sauvages racontaient les histoires de comment les dieux les avaient forcé à prendre parti pour un ou l’autre d’entre eux. Ainsi les coutumes de ce culte étaient en train de se perdre mais j’en appris le fondement qui me fit réfléchir.

Les ancêtres des hommes sont des esprits dans l’au-delà. Ils ont des pouvoirs surnaturels, comme les mystiques nous le montrent souvent. Certains esprits sont torturés par leur passé, d’autres sont plus en paix. Le culte consiste à fournir respect et soutien aux esprits et leur demander leur aide en retour. Ces esprits montrent assez de pouvoir pour guérir des blessures et protéger leurs respectueux descendants, de la même façon que les dieux guident leurs fidèles. Néanmoins, ils ne demandent pas notre servitude car ils comprennent ce que nous vivons, ils ont eux aussi passé par là.

J’en vins à une réalisation. Moi qui avais toujours été aveuglé par mon dogme commençais à voir d’autres points de vue, puis je commençai à comprendre des choses qui étaient pourtant si évidentes. Pourquoi les Zoraciens et Uthériens devaient-ils se faire la guerre? Parce que les dieux en avaient décidés ainsi. Pourquoi? Pour un stupide pari afin de savoir qui était le plus fort. Nous, dans toute cette histoire, n’étions que des pions à sacrifier et à massacrer. Les mortels existent, avec leurs émotions, leurs espoirs, leurs faiblesses, leurs peurs et leur courage, leurs rêves et leur amour, pourquoi? Pour s’entretuer au profit de dieux qui n’ont rien à faire de nous? Était-ce vraiment ce que nous valions? Non, je ne le croyais pas. Je ne le crois toujours pas.

J’ai compris que ce monde était injuste. Cette guerre qui nous opposait aux sauvages n’était que la pointe de l’iceberg. Il fallait que des gens se lèvent et affrontent le mal, la corruption, l’injustice. Et j’ai compris que la première source de cette injustice résidait dans les dieux. Les dieux, hors de notre portée, si puissants et si cruels, n’ayant aucune considération pour nous, leurs propres enfants. Ils apportèrent tant de souffrance et pourtant leur répliquer ou crier que c’en était assez n’effleurait pas nos esprits. Que pouvions-nous faire? N’étaient-ils pas nos créateurs?

Oui. Et pourtant, nous devions faire de quoi. Par leur faute, le conflit provoqua la mort d’un nombre incalculable de personnes. Ils poussèrent les familles à s’entredéchirer, tout ça pour leur petit jeu idiot. Ils provoquèrent la guerre civile dans l’Empire. Ils apportèrent la venue de Narzul, lui-même devenu dieu et provoquant un terrible fléau. Était-ce la fin? Non. Encore aujourd’hui, la menace du conflit demeure. Un jour, nous ignorons quand, le conflit reprendra, car la paix est basée sur un mensonge dont je ne peux parler. Mais dites-moi, pensez-vous qu’on puisse cacher la vérité à des dieux éternellement? Quand un fidèle connaissant la vérité sera tué, ils le découvriront et un nouvel âge de souffrance commencera.

Voilà pourquoi je décidai de partir en quête. Avec Nord, je discutai de ce que nous tenterions d’accomplir, que voulions-nous vraiment et quels moyens devions-nous employer pour y arriver. Voulions-nous la destruction des dieux? Non, nous voulions simplement qu’ils nous laissent tranquilles. Quel était la limite que nous ne pouvions pas franchir dans l’accomplissement de notre quête? Difficile question, celle-ci. Il fallut bien du temps pour venir à la réponse. Notre but se terminerait-il avec la fin de l’oppression des dieux? Non, car il y a encore l’oppression des hommes. Devrions-nous continuer à 2 ou risquer de divulguer le secret de notre quête à d’autres? Nous ne pouvions pas accomplir cette quête seuls et d’ailleurs, si nous l’avions fait, serions-nous arrivé à quoi que ce soit? Il fallait que cette entreprise soit celle des hommes qui veulent le changement. Il fallait que l’humanité se lève, réalise le mal qui l’entoure et l’affronte. Mais nous ne pouvions pas répandre la nouvelle à gauche et à droite, cela mettrait en péril notre but. Les gens puissants tenteraient par tous les moyens de nous arrêter. Nous allions créer un ordre secret et recruter ceux en qui nous pouvions avoir confiance et qui partageaient le même idéal de vertu, de justice et de liberté que nous. Il n’y aurait pas de position de pouvoir dans cet ordre. Nous serions tous égaux. Nous nous répandrions dans tout Solune et au-delà. Nous affronterions l’injustice partout où nous la trouverions et nous rassemblerions le peuple avec nous. Nous ferions une grande révolution et changer le monde pour toujours. Alors moi et Nord fîmes un serment en face de la Dame Justice, le premier serment de notre ordre. Et ainsi commença notre voyage.

Je commençai par revenir chez moi. Je regardai la ville qui avait été le lieu de mon enfance et pourtant, j’avais l’impression d’être un étranger. Je voyais le fanatisme, l’escroquerie et cela m’enrageait. D’ailleurs, si je rencontrais quelqu’un que j’avais connu, il ne me reconnaissait pas. J’avais changé. Je n’étais plus le jeune homme d’autrefois. Même mon regard n’était plus le même. Alors je décidai de m’éviter de la souffrance. Luca était mort et avec lui, ma vie passée. Si j’étais en vie, c’était pour une raison : Ma quête. Je ne revis pas ma famille. Je ne revis pas Séréna, celle que j’avais trahie. J’allai au cimetière, retrouvai ma tombe. Là, je déposai mon armure, symbole de mon devoir envers ma nation et de mon ancienne vie. Néanmoins, j’allai récupérer l’épée de Virgile. Pourquoi, alors que je voulais laisser tout derrière? Pour me rappeler du sacrifice que j’ai fait, du devoir qui m’anime, de la vraie raison pourquoi je faisais cette quête : ceux que j’aimais. Malheureusement, je n’avais pas remarqué à ce moment-là que quelqu’un me vit partir, quelqu’un que je connaissais bien, Séréna.

Je rencontrai bien des gens sur ma route, j’affrontai le mal où il se trouvait, je me fis une certaine réputation où j’allais, affrontant l’injustice où je la trouvais. Et au fur et à mesure que j’avançai, je trouvai des gens prêt à m’aider dans ma quête. Et quand ils partirent de leur côté, ils rencontrèrent eux aussi des gens prêt à les aider dans notre quête et ainsi les racines de notre ordre s’est répandu. Voir ces gens prêts à suivre la voie du bien me donnait espoir mais voir l’étendue de la tâche à accomplir me rendait morose. Au cours des années qui suivirent, je devins plus désillusionné. Ces prêtres qui ne voulaient que du pouvoir; ces nobles ayant oublié le sens de leur titre, étant censés protéger le peuple sous leur garde, passaient plutôt leur temps à les extorquer et les envoyer dans leurs guerres à eux. Tout cela me répugnait.

À ce moment-là, j’ignorais que Séréna était partie à ma recherche. Je n’avais jamais réalisé à quel point elle était courageuse jusqu’à ce que je l’apprenne. Faire tout ce chemin, loin de sa famille, désarmée, tout ça pour me retrouver moi… Moi qui ai tenté de protéger ceux que j’aimais, quelle stupide erreur j’ai fait. C’est à cette époque que la guerre de Narzul commença. J’affrontai les forces des ténèbres, protégeant les innocents partout où je le pouvais. Je rejoignis les forces de l’Union dans la guerre contre les morts-vivants car c’est dans l’unité que nous aurions le pouvoir de les vaincre. Ce que j’y vis m’attrista. Derrière une image de héros, les croyants de l’Union offraient de l’aide qu’à ceux qui partageaient leurs croyances. Les uthériens n’aidaient que les leurs alors que les zoraciens en faisaient de même. Les innocents qui fuyaient la mort devaient donner leur allégeance à un des divinités s’ils voulaient avoir la protection des armées. Malgré tout, certains comme moi voyaient plus loin que ces différences, mais ils n’étaient pas la majorité.

Lors d’une arrivée de réfugiés, je rencontrai Séréna pour la première fois depuis des années. Tous les soldats étaient moroses face à cette guerre désespérée. Je préparais mes armes pour une prochaine bataille quand un ami me dit qu’une dame voulait me voir. Quel fut mon choc quand je la vis! Je voyais une certaine colère dans ses yeux mais aussi un soulagement. Elle avait toujours été douce de nature, patiente et calme. Je compris qu’elle m’en voulait d’être parti sans rien dire, de faire croire à ma mort, ce malgré son silence. Un silence qui disait que malgré la colère, le plus important était que j’étais en vie. Je fus si content de la voir et pourtant si triste. Tout mon passé, les années de bonheur, tout cela s’était envolé. Pouvais-je retourner avec elle maintenant? Je n’étais plus le même homme. Elle avait fait tout ce chemin que pour quelques heures à mes côtés. Je m’excusai de tout ce que j’avais fait et que je ne pouvais revenir. D’ailleurs, nous allions combattre de ce pas les forces de Narzul. Je lui dis de partir avec les réfugiés en direction de l’Empire et je lui promis que je la retrouverais là-bas. Elle protesta mais comprit finalement, sachant ce que la menace du faux dieu représentait. Elle partit, un regard plein de chagrin et de colère. Je compris en la laissant partir à quel point je l’aimais. Et ce fut la dernière fois que je la vis.

Notre bataille fut un leurre. Alors que nous affrontions et détruisions les forces des morts-vivants, leur général, un des chevaliers de la mort, aidé d’une division de ses troupes, massacrèrent les réfugiés dans notre dos. C’était une de leur façon de se faire des nouvelles recrues pour leur armée, tout en démoralisant nos forces. Notre victoire fut donc de courte durée quand nous réalisâmes le stratagème. Coupant notre voie de retraite, le chevalier de la mort et son armée dispersa la nôtre. Ceux qui survécurent étaient isolés, au milieu d’un royaume de mort-vivants. Je me retrouvai seul avec ma peine et ma colère. Si ce n’était pas de moi, Séréna serait encore vivante, me disais-je. Elle ne serait pas allée à ma recherche. Ou encore, dans le campement, j’aurais dû partir avec elle sur une route différente que celle des réfugiés. Deux personnes seraient passés inaperçus. J’aurais dû la protéger, être là pour elle. Pauvre fou que je fus. Je me promis que si jamais je rencontrais le chevalier de la mort qui avait fait ça, je le renverrais dans sa tombe. Malheureusement, je ne le revis jamais. J’espère qu’un autre lui a donné le sort qu’il méritait.

Je n’avais pas le temps de me lamenter sur mon sort. Je risquais de mourir à chaque jour que je passais là, à un tel point que je ne pouvais dormir la nuit de peur de me faire égorger dans mon sommeil. Le sentiment qui régnait en ce royaume? La Peur. Si les mort-vivants, ne connaissant ni la fatigue ni la pitié, n’avaient pas raison de vous, ce seraient des gens forcés de brigander pour survivre. J’avais peur, comme tous ceux qui vivaient en ces terres. Mais, au fur et à mesure que j’avançai, je rencontrai d’autres survivants de la guerre, d’autres soldats prêts à se battre avec moi. Alors nous nous sommes battus comme des brigands, attaquant les mort-vivants, chargeant et tuant leurs nécromanciens, pour repartir aussi vite que nous étions venu avant qu’ils ne puissent nous contre-attaquer. Ils brûlèrent les forêts à notre recherche, mais nous évitions leur courroux à chaque fois. Nous ne pouvions faire que ce que notre nombre limité était capable d’accomplir mais je vous garantis que nous étions efficaces. Nous les avons beaucoup retardés là où nous frappions. Nous avons même permis certaines victoires des forces de l’Union.

Puis les morts retournèrent dans leurs tombes. Des gens avaient vaincus Narzul. Plusieurs d’entre nous ne le croyaient pas. C’était réellement fini. L’heure n’était cependant pas aux réjouissances. Le tiers du continent était détruit et l’Orient planifiait des conquêtes en ces temps troubles. Quant à moi, cherchant toujours un moyen pour accomplir ma quête, me dit que ce que je cherchais depuis des années ne pouvait se trouvé qu’en un endroit : l’Île des légendes. En même temps, je rencontrerais ces héros qui avaient vaincu Narzul. Peut-être m’aideraient-ils dans ma tâche. Mais ce que je vis finalement me déçu.

Ces « héros » n’étaient que des escrocs de la pire espèce. Des manipulateurs, des menteurs, des gens qui étaient tes amis quand cela les arrangeaient et te trahissaient quand ils avaient l’occasion de le faire. C’était là le visage de l’héroïsme solunnien. C’était navrant. Alors je me retrouvai seul dans ce nid d’escroc, sans allié et avec plusieurs ennemis. Les pires étaient les orientaux, une bande de magouilleurs ne pensant qu’à eux, tuant et pillant sans vergogne. Puis venait les zoraciens, menés par le grand hypocrite Feldor, dont certains faisaient partie de la Main Noire, organisation d’assassins à la solde du Pape. Malgré tout, parmi ces zoraciens je me trouvais des alliés temporaires et parfois même des amis. Après venait les Bruniciens, Bruni, Marc et Many, une bande de voleurs talentueux qui de façon surprenante, étaient ceux en qui je pouvais le plus avoir confiance. Finalement venaient les gens sans allégeance précise auxquels je faisais partie, qui réussissaient à survivre en s’alliant à d’autres où en se montrant discrets. Alors tout en essayant de me rapprocher de mon but, je devais tenter de me trouver des alliés pour survivre à cet environnement hostile.

C’est en cet endroit que j’ai découvert le plus de choses et que je suis devenu chevalier. C’est en cet endroit que ma vie a changé et s’est compliquée.

Loïc s’arrêta un instant pour reprendre son souffle.

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MessageSujet: Re: Les voyages de Loïc   

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